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Démissionner: avec ou sans plan B?

13 mai 2016 | par Philippe Jean Poirier | Vie au travail

On désire quitter notre emploi parce qu'on y est malheureux. Serait-il mieux d'attendre de savoir quel sera notre tremplin ou de faire le saut de l'ange? Un expert nous répond.
 

Les raisons de quitter un emploi sont nombreuses : viser une augmentation salariale, chercher de nouveaux défis, sentir qu’on n’est pas apprécié à sa juste valeur.

Michel Boutin, coach professionnel et président de Leitmotiv Coaching, croit que l’on a cette responsabilité envers soi-même de réaliser son plein potentiel professionnel. « René Angélil n’aurait pas accepté que Céline Dion chante dans des bars miteux! illustre-t-il. Il faut, en quelque sorte, être son propre PDG. On a un seul employé, et il faut bien le traiter! »

Toutefois, avant de reluquer le jardin du voisin, Michel Boutin suggère de considérer les occasions au sein de l’organisation où l’on travaille. « Parfois, c’est possible de postuler sur un nouveau poste ou de changer de département. »

Dans l’impasse, aux grands maux les grands moyens : c’est le temps de chercher un nouvel emploi! 

La voie de la prudence

Michel Boutin l’avoue d’emblée, il voit relativement peu de travailleurs qui décident de sauter sans filet, qui démissionnent, donc, sans déjà avoir un emploi en vue.

« La plupart font le choix de la prudence et gardent leur emploi jusqu’à ce qu’ils aient trouvé autre chose, dit-il. Par sens des responsabilités, bien souvent : ils ont une hypothèque, une famille… »

La recherche d’emploi devra alors être discrète. « On prendra soin d’informer les gens que l’on rencontre que cette démarche est confidentielle. Règle générale, les gens sont professionnels et respectent cela. »

Par ailleurs, Michel Boutin croit que l’on n’a pas à rougir d’entreprendre de telles démarches à l’insu de son patron. « À condition que l’on demeure loyal, engagé et intègre dans son travail », précise-t-il.

Après tout, le monde du travail a bien changé : il n’y a plus de garantie d’emploi comme il y en avait à une autre époque. « Les gens ont compris qu’ils devaient prendre soin d’eux-mêmes et gérer leur propre carrière », dit le coach de carrière.

Le goût du risque

Même si ce n’est pas la première option qu’il envisage avec un client en transition de carrière, Michel Boutin reconnaît qu’il y a certains avantages à quitter un emploi sans filet préalable. Lui-même a fait un saut de l’ange, quand il s’est lancé à son compte comme coach professionnel.

« Ça prend un profil particulier, une personne qui a une grande tolérance au risque », prévient-il.

Les avantages sont nombreux : « On a une plus grande liberté d’action. C’est l’occasion de faire son bilan de carrière et d’élargir son réseau. Des choses parfois difficiles à faire, quand on est plongé dans le quotidien d’un emploi à temps plein. »

Être proactif, l’essentiel

Que l’on choisisse la prudence ou l’audace, Michel Boutin revient à l’importance d’être proactif dans la gestion de sa carrière. « On a cette responsabilité envers soi-même », rappelle-t-il.

Qu’entend-il par proactif ? Se former, développer de nouvelles compétences, réévaluer son degré de bonheur au travail, réfléchir à son image professionnelle aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise, entretenir son réseau de contacts... Du boulot en perspective!

 
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