Travailler à temps partiel est un art de vivre

De plus en plus de Canadiens choisissent de travailler à temps partiel, en particulier les étudiants, les mères de famille et les travailleurs plus âgés. Que ce soit pour conjuguer travail et études, vie de famille et vie professionnelle, ou retraite et vie active, tous sont en recherche d’un meilleur équilibre. Mais travailler à mi-temps n’est pas pour tout le monde et comporte un impact financier. Alors, quelles sont les raisons qui poussent à travailler moins et gagner moins? Au-delà d’un emploi à mi-temps, travailler à temps partiel ne reflète-t-il pas un véritable art de vivre?

Après son congé de maternité, Christine a décidé de réduire ses activités professionnelles afin de mieux profiter de sa fille d’un an. « Quand mon congé de maternité s’est terminé, je ne me voyais pas reprendre un travail à temps plein. Comme je travaillais comme rédactrice pour une grande entreprise, j’ai démissionné pour me mettre à mon compte. C’est un changement dont il a fallu assumer les coûts, mais la satisfaction de passer plus de temps avec mon enfant a surpassé le reste. »

Comme cette jeune femme, bon nombre de Canadiennes choisissent de travailler moins pour s’occuper davantage de leur famille. Dans le cas de Christine, cette décision, est d’ailleurs devenue non plus seulement un choix familial, mais un choix personnel. « Après un an à mon compte à travailler à temps partiel, j’y ai pris goût. Même si ma fille passe plus de temps à la garderie, je ne veux pas reprendre une vie de salariée à temps plein. J’ai besoin de temps pour moi. »

Il faut dire que, avec une pénurie de main-d’œuvre dans bien des domaines, le marché de l’emploi est favorable au temps partiel.  

Un changement de mentalité

Les mères de famille ne sont pas les seules à rechercher une meilleure qualité de vie. Les jeunes travailleurs, en particulier les milléniaux, ont vu leurs parents passer leur temps au bureau et ne souhaitent pas reproduire ce modèle. Ils veulent un emploi qui favorise l’équilibre entre la vie personnelle et la carrière. « Je suis passionné de plein air », explique Laurent, programmeur dans une société d’informatique et multimédia. « J’ai choisi de travailler quatre jours par semaine pour pouvoir m’adonner à ma passion dès que j’ai du temps. Le vendredi, je ne travaille pas, ce qui me permet de partir trois jours d’affilée en randonnée », commente-t-il.

Bien entendu, travailler moins signifie gagner moins. Mais cette baisse de revenu ne semble pas affecter ceux qui ont fait le choix d’une activité à temps partiel. Pouvoir jouir d’horaires mieux adaptés à leur vie, de meilleures conditions de travail et vivre moins de stress semble plus important pour tous ces travailleurs.  La décision de réduire ses activités professionnelles ne se prend pas à la légère et est souvent une décision commune, prise en couple. « Avec mon conjoint, nous avons eu plusieurs discussions avant de décider que je continuerai à travailler à mi-temps », raconte Christine.  « Nous avons établi un budget. Nous devons nous serrer un peu la ceinture et faire quelques sacrifices pour que je continue à mener ce mode de vie, mais ça en vaut la peine. »

De son côté, Laurent ne se voit pas forcément poursuivre ce rythme de vie à long terme. « Pour le moment, des horaires réduits me conviennent parfaitement. Mais quand j’en aurai envie, je pourrai toujours postuler pour un poste à temps plein », conclut-il.  

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